Pourquoi, tout d’un coup, la décision de perdre du poids s’impose-t’-elle? Comme ça, un matin comme tant d’autres, où l’énergie n’est pas au rendez-vous et que l’on sent profondément le poids des années sur son corps, on se demande si l’on n’est pas rendu à l’âge où étant jeune, on pensait qu’était l’âge de la « vieillesse ». C’est l’heure du bilan. C’est le moment de constater que les dix livres qui s’accumulent d’année en année, qui collent à la peau et dont tu fais l’effort d’assumer, d’en faire fis pour ne pas briser l’estime de soi pour lequel tu as travaillé toute une vie, sont devenues un fardeau lourd à porter. C’est l’heure de cesser de m’enfouir la tête dans le sable et de comprendre que si rien n’est entrepris, c’est ma santé qui va en prendre un coup. Pourquoi plus aujourd'hui qu’hier, je sens le courage s’emparer de moi?
Cette situation, je l’ai retournée, examinée sous toutes ses coutures, je l’ai analysée, j’ai médité et j’ai décidé d’agir. Pourquoi ai-je décidé de partager publiquement mon aventure? Ce mystère est aussi grand que l’énergie du courage qui s’est emparée de moi. Il y a le fait que j’aime écrire, que j’aime partager et que si j’aide ne serais-ce qu’une seule personne à comprendre, à agir et à se motiver, j’aurai l’impression que mon cheminement n’aura pas été inutile.
Le nombre de livres à perdre n’a pas d’importance. Bien sûr penserez-vous que je suis un peu fêler, car il existe tout de même une grande différence entre avoir à perdre dix livres qu’à se débarrasser de cinquante livres de graisses. C’est sans doute vrai, mais la perte de poids commence premièrement entre nos deux oreilles et je parle en connaissance de cause parce que je pourrais sans doute obtenir le trophée de l’art de perdre du poids…et surtout le reprendre en double. Au fils des ans, j’ai essayé beaucoup de méthodes dont plusieurs ont fonctionné. Mais depuis quelques années, sans doute à cause de mon métabolisme qui a probablement changé attribuable à l’âge, je frappe un mur. Je souffre du syndrome du yo-yo.
La première étape d’une perte de poids, est la même que pour toute autre dépendance, soit celle d’admettre que si l’on en est rendu là, c’est notre responsabilité et non celle des autres, de la faute de notre mari, notre famille, notre emploi, ou le stress qui meuble nos vies. Non, personne n’a mis les bouchées que nous avons ingurgitées par force dans notre bouche. En tout cas, pour ma part, je n’avais certainement pas besoin qu’on me force à manger. J’aime bien trop manger pour pouvoir affirmer une telle chose!
Je suis une « bibitte à sucre » et je pourrais facilement commencer un repas par le dessert, plutôt que par l’entrée ou le plat principal. Quand j’ai une fringale, ce n’est pas les céleris qui m’appellent! Aussi, j’adore le goût du « fast food », que ce soit le poulet, les hamburgers ou les frites avec sauces ou sans, et je gratinerais de fromages mes rôties du matin. Il est facile d’imaginer combien il me faut me convaincre, de jour en jour, de modifier mes mauvaises habitudes.
Je connais beaucoup de personnes pour qui cette situation n’est pas problématique puisqu’elles on la motivation pour s’entraîner plusieurs fois par semaine, ce qui créer un équilibre calorique. Moi, je déteste m’entraîner puisque j’ai l’impression de perdre du temps précieux. Ne me parlez pas d’aller suer 60 minutes dans une classe de cardio ou de Zumba! Premièrement, j’ai compris pas mal jeune que je n’avais aucune coordination. On me dit de lever le bras droit, que c’est le gauche qui répond.
Moi, ce qui m’allume, ce qui rend mon bonheur plus profond, c’est de m’asseoir et de faire la lecture d’un bon livre. Le summum est de pouvoir le faire pendant une tempête de neige, et accompagner le tout d’un bon thé vert fumant et d’un feu de foyer! Que mon chien vienne par-dessus le marché, réchauffer mes genoux est à peu près ce qui peut rendre mon bonheur complet. Oui, je suis douée pour la paresse! Par contre, en tant que mère, épouse et avec un travail à l’extérieur, ces moments sont parcimonieux. Alors, lorsqu’il se présente, vous comprendrez que je ne vais pas les gâcher en allant me faire suer dans un gym! Je l’ai essayé au nom de ma santé, mais la motivation n’a pas suivi la bonne volonté, et j’ai laissé celle-ci au gym!
Alors, je me suis acheté un chien en me disant que vu que j’aime les chiens plus que tout, et que j’en désirais un à moi depuis la nuit des temps, que j’aurais la motivation pour sortir et aller le promener. On dit que la marche est un exercice complet! Je sais que je vais faire sourire plus d’un lecteur lorsque vous lirez cette phrase. Sachez tout de même que j’ai la motivation encore plus souvent que je ne l’aurais cru. Cet hiver, alors que je déteste le froid, j’ai promené mon chien presque chaque jour, et ce, même dans les températures les plus froides. J’ai épaté ma famille, car ils savent à quel point je déteste le froid! Le problème, c’est que mon chien est à mon image, après quelques coins de rue, il me faut le tirer pour le ramener à la maison. Il s’étend de tout son long et refuse d’avancer! Lors de jours de pluie, il sort quelques secondes, le temps de faire ce qu’il a à faire, et rentre aussi tôt.
Quoi qu’il en soit, je vais tout de même chiffrer un premier objectif qui est de perdre les premières 10 livres. Pour m’accompagner dans l’aventure, j’ai décidé de suivre la méthode de Weight Watchers, puisque c’est la méthode la moins invasive que je connaisse qui a bien fonctionné par le passé. Raconter publiquement son aventure ne serait pas honnête sans parler du point de départ. Je pars donc d’un poids de 188,5 pour un petit 5 pieds 3 pouces. Je suis qualifiée d’obèse par la balance de ma console WII (:-S)! Je peux encore m’habiller dans les boutiques à la mode sans devoir me rendre dans celles qui vendent des grandeurs spécialisées, mais si je laisse la tendance se poursuivre, c’est écrit dans le ciel que je serais bientôt une de leurs clientes.
Je vous laisse sur cette phrase que j’ai entendue dans la rencontre chez Weight Watchers hier : « On perd du poids afin de se sentir belle habillée, mais on fait de l’exercice pour se sentir belle nue!» Quoi de plus vrai!