jeudi 22 décembre 2011

OBJECTIF ANNUEL ATTEINT!

Cela fait presque quatre mois que je n’avais pas écrit sur ce blogue.  Moi, qui me réjouissais de vous donner des nouvelles hebdomadairement dans le but de motiver celles qui ont choisi le chemin de la santé, j’ai l’impression de vous avoir laissé tomber.  Pourtant, de mon côté, je n’ai pas laissé tomber, au contraire.  J’ai poursuivi, petit à petit, mon objectif d’éliminer 25 lb de poids sur ma carcasse pour cette année.  Cet objectif était à mi-chemin de mon objectif ultime.  Alors que mes premières semaines, voire mes premiers mois, ont été plus faciles, j’ai commencé à plafonner en septembre.  Je n’étais qu’à quelques onces de mon but et j’ai commencé à prendre une livre, puis une autre, en perdre une, en reprendre deux, et ainsi de suite.  Je me situais toujours près de mon bût avec l’objectif tatoué dans le cœur, mais je n’arrivais pas à l’atteindre.  En fait, j’ai souffert de la maladie de l’excès de confiance en soi.   Je m’étais convaincu qu’il n’était plus nécessaire d’écrire chaque bouchée que je consommais, puisqu’au fond je commençais à connaître le programme.  En fait, j’étais tannée de chercher et d’écrire les bouchées que je consommais.  J’étais tanné de devoir me fier aux recettes de Weight Watchers, même si celles-ci sont savoureuses. 

Or, le programme Weight Watchers offre une très grande latitude, mais encore faut-il ne pas dépasser le nombre de points permis.  Ces points ne sont plus basés sur les calories ingérées, mais sur un calcul des  lipides, les glucides, les fibres et les protéines.  Donc, plus les choix d’aliments sont santés, plus c’est facile.  Alors, une petite bouchée de crémage à gâteau, quelques petits bonbons oubliés de temps en temps peuvent s’avérer des habitudes qui empêchent une perte de poids.

Puis, lors d’une réunion Weight Watchers, on a parlé du programme d’assistance en ligne.  J’avais été faire une visite sur le site, au tout début de mon inscription.  J’avais jugé qu’il y avait tellement d’Informations sur ce site que je m’y perdais.  J’avais tout mis de côté.  En fait, j’ai choisi, une fois de plus, le chemin que je croyais le plus court et le plus facile.  Mais vu que je me trouvais dans une passe difficile, j’ai décidé de retourner faire une visite virtuelle et d’y mettre les efforts nécessaires pour apprendre à utiliser tous les outils qui sont à ma disposition.

J’ai été renversée de voir combien d’outils révolutionnaires Weight Watchers mettait à la disposition de ses membres.  J’ai appris que l’on pouvait prendre une de nos recettes, entrer ses ingrédients et convertir la recette au programme de Point Plus.  Aussi, il était possible de rentrer n'importe quels aliments de tous les jours et de les convertir.  Plus besoin de traîner notre fameuse calculatrice.  Elle reste bien couchée au fond de mon sac à main et je la sors que lorsque je fais mon épicerie pour pouvoir faire un choix judicieux d’aliments.  En fait, je ne jure plus que par l’assistant en ligne Weight Watchers.
 Alors, que mon désespoir de ne pouvoir atteindre mon objectif pour la fin de l’année puisque la semaine dernière j’avais pris 1,8 lb, j’ai décidé de continuer à suivre ce programme de la manière préconisée par WW, même s’il y a eu quelques ajustements effectués au cours des dernières semaines.  Puis, cette semaine j’ai eu le bonheur de perdre 4 lb!  J’ai maintenant une petite breloque ajoutée sur mon porte-clé qui me rappelle avec fierté que j’ai perdu 25 lb.  Je sais, c’était très psychologique l’idée d’atteindre mon but pour la fin de cette année, car je suis à mi-chemin du but ultime.  Mais pour moi c’était une source de motivation et de fierté.  Il me semble que pendant le temps des fêtes, alors qu’il est presque inévitable qu’on se rende compte que j’ai perdu du poids, il me semble que de répondre que j’ai perdu un peu plus de 25 lb est plus encourageant que de dire que j’ai perdu presque 25 lb. 

mardi 30 août 2011

Un jour ce sera de moi qu’on parlera…

Chaque semaine, je me rends chez Weight Watchers, afin de mesurer le résultat de mes efforts hebdomadaire.  Avant chaque rencontre, il y a le moment de la pesée.  Parfois, la file d’attente est longue, et des paroles sont échangées.  Parfois, les gens sont plus tranquilles, préférant attendre en silence.  J’étais précisément parmi ce genre de groupe la semaine dernière.  J’ai préféré me faire la conversation à moi-même.  Voici ce que je me suis dit lorsqu’une dame, d’un âge difficile à déterminer, mais sans doute plus de 55 ans s’est présentée.  Elle était toute menue, moins de cinq pieds et avec un poids tout à fait santé.  Elle a demandé son dossier dans la boîte des membres à vie, ce qui m’a indiqué qu’elle était membre depuis un certain nombre d’années.  J’ai immédiatement pensé que c’était quand même curieux que la première impression qu’on pouvait avoir de cette dame ne fût pas qu’elle avait eu des problèmes de poids, mais d’un autre côté qu’elle continuait, probablement après de nombreuses années, à travailler fort pour maintenir son poids santé.  Rien ne paraissait dans son front!  Ceci a été une motivation pour moi et je me suis dit qu’un jour, les gens seront surpris de savoir que j’ai perdu autant de poids quand ils me parleront de ma petite taille.  Je mets derrière moi toutes les fois ou je me suis fait demander si j’étais enceinte ou quand est-ce que j’accoucherais, toutes les fois ou magasiner un maillot de bain était un suplice, toutes les fois ou j’ai du changer pour une plus grande taille de vêtements à mon grand désarroi, toutes les fois que le coupe de vêtements ne me faisait pas parce qu’elle n’était pas conçu pour un plus grande taille à ma grande tristesse, car beaucoup d’émotions sont associées à cette situation.  J’oublie tous les non-dits, ceux durant les desserts ou il semblerait que les gens associent les desserts au surplus de poids, j’oublie chacun des commentaires désobligeants. 

Je m’accroche à toutes les motivations possibles.  Celles de savoir que ma taille de vêtements sera dans la moyenne, que lorsque j’irai magasiner, je pourrai essayer la plupart des coupes de vêtements et de tissus et que je pourrai choisir selon mon teint, et non selon ce qui m’amincira.  Surtout, celle de me regarder dans un miroir et avoir la capacité de voir mes yeux, mon sourire, plutôt que mon ventre qui dépasse la grosseur de mes seins (et j’ai été comblée côté grosseur de seins par la nature).   Disons les vraies affaires, aussi la motivation de me choisir un soutien-gorge qui sera dans la moyenne pour soutenir ce qui retombe, et non pas aller les magasiner aux État-unis parce qu’au Québec les magasins à grande surface ne semblent pas comprendre que la nature a comblé un peu trop certaine d’entre nous à cet égard et que lorsqu’on engraisse, on prend du poids de partout! 
Mon prochain but est de perdre la moitié du poids que j’ai à perdre.  Arriver à mi-chemin du parcours se chiffre à 25 lb perdues.  Je suis pas mal près du but.  Je sais que je serai arrivé à destination lorsqu’on parlera de moi quand on dira qu’il est difficile de croire que j’avais un surplus de poids. 
JE NE PERDS PLUS DE POIDS….JE L’ÉLIMINE! 

dimanche 28 août 2011

Les gens qui atteignent leur objectif de poids ne sont pas parfaits; ils sont persévérants.

Parlons-en de la perfection!  C’est une maladie qui nous pousse à avoir des attentes démesurées.  C’est une direction qui nous mène tout droit vers un échec.  Pourquoi avoir des attentes si catégoriques relativement à nous même alors qu’on ne s’attendrait même pas à ce genre de résultats de notre pire ennemi.  Se laisser mener par la perfection pourquoi?  C’est un manque de confiance en soi et cela démontre un manque d’assurance.  Le pire c’est que l’on n’est pas perfectionniste pour les autres, mais à cause de notre peur de ne pas être à la hauteur.  Comment cela se traduit-il lorsqu’on parle d’un projet de perte de poids?  C’est que si vous avez décidé de perdre du poids pour les motifs de beauté seulement, ou pour des motifs de plaire à l’autre qui n’est pas satisfait de ce que vous êtes, ou encore à cause de ce que les gens ont dit, disent ou diront, bien vous ne le faites pas pour vous, mais pour ce dont vous aurez l’air.  De quoi vous avez l’air n’est qu’une conséquence.  Le plus grand profit dont vous bénéficierez si vous surveillez les aliments que vous ingérez et que vous commencez à bouger, ne serait-ce qu’une marche par jour.  Alors, il y a certainement des objectifs et un bût à atteindre.  Mais qui décide combien de temps il faudra?  Soyons réalistes lorsque nous fixons nos objectifs.  Il se peut très bien qu’une semaine, même si les efforts étaient grands, que la perte soit peu, et même peut être un léger gain!  Je vois fréquemment des femmes descendre de la balance avec des airs découragés.  Quand on leur demande comment a été la semaine, la réponse est souvent :« J’ai un gain! » « Un gain de combien? » que je demande.  Rarement plus d’une livre ou deux. 

« ÇA SE PEUT! »  Par exemple, si comme moi vous êtes habituée d'assister aux rencontres le jeudi matin, à jeun, et que vous êtes un mardi soir après souper, il se peut qu’une variation se fasse sentir.  Si en plus vous avez oublié de calculer le temps du mois où vous êtes gonflés, et que vous avez mangé des pâtes toute la semaine, même si vous avez calculé vos portions, et que vous êtes en vacances « ÇA SE PEUT! »  Il se peut aussi que votre corps décide qu’il en a marre et qu’il se mette en mode « Plateau». Il peut certainement se passer plusieurs semaines avant que votre balance n'indique une perte.

Alors, pourquoi ne pas décider de reprendre un peu d’équilibre dans votre vie, sans pour autant fixer des objectifs autres que celui de larguer du poids qui vous empêche peut-être d’être aussi dynamique que vous pourriez l’être? Nous voudrions tous remettre, après vingt-cinq ans de mariage, notre robe de noce qui était de grandeur 5!  C’est tellement utopique d’y croire!  Mesdames, cessez d’être votre pire ennemie.  Soyez aussi bonne pour vous-même que vous l’êtes pour les autres.

samedi 30 juillet 2011

Ne vous noyez pas dans un verre d’eau!

Chaque jour que la vie nous accorde est rempli de possibilités de stress.  Si l’on observe au bout du compte l’importance des événements qui sont mis sur notre chemin, il se trouve que la plupart sont anodins.  Nous avons donc stressé, éprouvé des peurs pour rien. 
 
 
Un jour, alors que j’avais accepté de suivre un groupe dans une randonnée, nous nous sommes retrouvés sur le bord d’un lac, prêts à partir en canoë.  Pour une fille de ville comme moi, née et élevée dans le béton, le fait de me retrouver avec des pagaies dans les mains sur une embarcation instable alors que je savais à peine flotter était un moment de stress terrible.  Un membre du groupe vint m’offrir son sifflet d’eau en m’expliquant que si je devais tomber à l’eau, je pouvais siffler et l'on viendrait rapidement me cueillir.  C’était bien peu pour me rassurer puisque la température était déchaînée.  Je tremblais littéralement de peur et la seule chose qui me soit venue à l’idée de faire était de prier le ciel!   « Seigneur, dans quoi me suis-je embarqué? »  Aidez-moi à remédier à la situation.  Premièrement,  j’avais accepté d’être prise en charge par un chef de groupe.  Je croyais n’avoir pas le choix de suivre.  Mais le fait de sortir dans une telle température ne m’inspirait pas confiance.  Aujourd'hui, je sais, hors de tout doute, que j’aurais refusé de suivre le groupe dans de telles circonstances.  Quoi qu’il en soit, à cette époque, j’étais prise de la maladie du manque de confiance en moi et du qu’est-ce qu’ils vont penser de moi?  Cependant, l’univers avait une tout autre leçon à m’apporter.  Nous avons effectivement embarqué dans les canoës et aussitôt que nous nous sommes mis à pagayer, le vent s’est levé férocement et a commencé à pousser les embarcations sur le rivage.  Le chef du groupe a semblé comprendre le message et a changé aussitôt d’idée et a opté pour un plan B.  J’étais soulagée, mais j’ai reçu une leçon qui m’a ramené à réfléchir sur quelque chose qu’une collègue de travail m’avait dit.  Toi, Mary-Jan ton problème c’est que tu vois tout comme une grosse montagne, et en fin de compte la montagne n’est qu’une petite colline!

Oui, j’avais peur de me noyer dans le verre d’eau!!!

Aujourd’hui, lorsque la peur m’accable, je me recentre sur le moment présent où il y a rarement de danger de mort. 

Après ces moments de grand stress, vous pouvez être certain que mon appétit grossissait puisque je compensais avec la nourriture.  Il m’aura fallu des années de sagesse et d’expérience pour comprendre ce phénomène qui m’empêchait de me débarrasser du poids superflu.  Pour y parvenir, il m’a fallu prendre cette habitude qui m’empêchait d’atteindre mon bût de poids santé et la diriger vers un comportement plus approprié.  Aujourd’hui, lorsque je sens le stress me prendre, je mange un fruit, je chausse mes espadrilles et je vais promener mon chien.  Cette promenade me calme et mon chien est sensible à l’attention que je lui porte.

jeudi 28 juillet 2011

Deuxième objectif 10% atteint!

Je suis très heureuse de la pesée de ce matin et agréablement surprise puisque j’ai perdu encore trois livres et deux onces pour un grand total de 18 livres à ce jour!  J’ai atteint le deuxième objectif de Weight Watcher, soit d’atteindre une perte de 10 % de du poids total. J’ai reçu ma première récompense de Weight Watchers, soit un porte-clé, dont les prochains objectifs donnent des breloques qui peuvent être additionnées à celui-ci.  C’est un gadget, on s’entend!  Mais c’est symbolique, comme un trophée que l’on reçoit suite à un accomplissement spécial. J’en suis très fière!
Je sais que c’est exceptionnel d’avoir perdu 18 livres en 10 semaines sans régime.  En effet, Weight Watchers n’est aucunement basé sur un régime, sauf si ce n’est qu’il suit le guide alimentaire canadien pour les groupes alimentaires.  Pour le reste, les choix d’aliments, de repas, de collation sont propres à chacun.  Il y a assurément un nombre limité de points quotidiens à ne pas dépasser, mais hebdomadairement, il y a une bonne banque de points qui peut être dépensée à notre guise.  On nous fournit un guide de points, mais plusieurs autres peuvent être achetés, comme celui qui donne les points des aliments des restaurants.  Pour connaître les points d’un aliment, dès la première rencontre, on doit acheter une calculatrice qui peut calculer les points qui sont basés sur le total des glucides, des gras et des fibres.  Bref, si mon choix est de manger deux rôties avec un œuf le matin, c’est mon choix.  Même chose si j’ai envie de manger un muffin chez Tim Hortons.  Sauf qu’au bout du compte, je pense que ce qui compte avant tout c’est le respect d’une portion.  Aussi dès que l’on sait le nombre de calories que contient un lait frappé, par exemple, et qu’on a le profil d’aller en consommer trois par semaines, il faudra comprendre que c’est la seule chose qu’on pourra manger dans une journée puisque c’est aussi calorique que trois repas et deux collations. Généralement, le choix se fait de lui-même!

Alors, pour une maman qui a des repas à préparer, je peux dire que ma famille n’a pas vu de différence dans ma façon de préparer les repas, si ce n’est que de m’assurer d’avoir plus de légumes que de protéines.  Ma manière de manger aussi n’a pas tellement changé si ce n’est que de m’assurer que mes portions correspondent à la mesure d’une portion et de rajouter des légumes dans mon assiette pour combler un peu la faim.  Quant au dessert, il y a des tas de recettes disponibles et des trucs pour arriver à combler tous les goûts de celles qui ont une dent sucrée.  Au  fond, c’est le gros bon sens pour la santé.

Aujourd’hui, l’animatrice de la rencontre m’a demandé de parler au groupe.  Je voulais encourager les membres, sans décourager celles qui n’ont pas perdu autant, aussi rapidement.  Comme j’ai exprimé, si ce n’était que 10 livres que j’avais perdues, j’aurais quand même atteint un objectif, celui de traîner 10 livres en moins sur mon dos quotidiennement.  Le chiffre n’a pas d’importance puisque ce surplus de poids là ne s’est pas pris en quelques semaines.  Pour la plupart, cela fait des années qu’il s’accumule.  Alors, pourquoi espérer tout perdre en quelques semaines.  Il y a des régimes miracles qui peuvent faire le travail, mais au bout du compte, je peux affirmer que les livres qui fondent à vu d’œil, se reprennent aussitôt que le quotidien embarque.  Car en fin de compte, il faut manger pour vivre, alors pourquoi ne pas vivre pour manger santé?

En terminant, une petite pensée pour comprendre qu’un moment donné, il faut s’assumer, s’aimer tel que l’on est, car si l’on n’atteint pas l’estime de soi maintenant, il y a de fortes chances qu’on ne réussisse jamais.

Trois ans:  Elle se regarde et voit une reine.
Huit ans :  Elle se regarde et voit Cendrillon
Quinze ans :  Elle se regarde, voit une vilaine sorcière et dit : « Maman, je ne peux pas aller à l’école comme ça! »
Vingt ans : Elle se regarde se voit « trop grosse/mince, trop petite/trop grande, trop raide/trop frisée », mais décide de sortir quand même.
Trente ans :  Elle se regarde se voit « trop grosse/mince, trop petite/trop grande, trop raide/trop frisée », mais décide qu’elle n’a as le temps d’arranger ça et sort quand même.
Quarante ans : Elle se regarde se voit «trop grosse/mince, trop petite/trop grande, trop raide/trop frisée », mais se dit : « au moins je suis propre » et sort quand même.
Cinquante ans :  Elle se regarde, se dit : « Je suis » et s’en va où elle veut.
-Pensée qui  circule sur internet.

Estime de soi

Très récemment, lors d’un diner entre amies, nous discutions d’estime de soi et de gain de poids.  Il faut expliquer à ceux et celles qui n’ont pas de problème de poids, que celles d’entres-nous qui en avons un et qui avons de la difficulté à contrôler l’envie du sucre, nous ne nous apercevons pas nécessairement de l’« ampleur » du problème.  Bien sûr qu’il y a des signes évidents.  Par exemple, lorsqu’on enfile un pantalon, ou lorsque vient le temps de magasiner.  Pour éviter de se détester, on redouble d’ardeur pour assayer d'en trouver un amincissant et en essayant de se convaincre qu’on est quand même belle.

Laissez-moi vous dire que le gain de poids n’a rien à voir avec la beauté.  La perte de poids ne nous rendra pas plus belles.  Tel que je l’ai mentionné dans un autre billet, un gain de poids est causé par un déséquilibre.  Le gain de poids n’est qu’une dernière étape visible, une réaction à des déséquilibres dans plusieurs sphères d’une vie.  Bref, il y a compensation dans la nourriture, et laissez-moi vous dire que lorsqu’on en est rendu là, on ne calcule pas nécessairement nos portions de céleris.  Pire, c’est rarement des céleris qui nous appelle, mais le sucré ou le salé.  Un goût qui vient probablement de l’enfance et qui est synonyme de sécurité.  Personnellement, j’ai été témoin des rages de sucre de ma mère après des colères mémorables.  Telle une vraie droguée, elle se précipitait sur la canne de sirop d’érable et en consommait à la cuillère au dessus du lavabo.  Quant à moi, j’imagine que ce devait être très jeune lorsque j’ai ressenti le bien-être que les aliments sucrés m’apportaient.

Si j’avais consulté un coach en perte de poids plus tôt dans ma vie, j’aurais sans doute pu déceler ce déséquilibre.  Il se trouve que les occasions d’être en déséquilibre dans une vie ne manquent pas.  Ayant un tempérament de leader qui a été écrasé, un leader à qui l'on a enseigné la peur d’être, j’ai choisi de passer au travers d’une vie sans faire de vague.  Alors, imaginez ma douleur lorsque je voyais dans les yeux de la personne en face de moi de la désapprobation!  J’avais appris en très bas âge que pour être aimée, on se devait d'être gentille et que la chose la plus importante au monde était justement d’être aimée.  Aucune notion de s’aimer soi-même n’a fait partie de ma vie.

Il m’aura fallu aller trouver profondément à l’intérieur de moi-même celle qui habitait ce corps et la réconcilier avec ce corps qui n’avait aucunement l’air de son idéal.  Je ne parle pas ici de beauté, mais plutôt de santé.

Par le passé, il y en a eu des diètes, des consultations, des actions entreprises pour atteindre le standard de beauté de mon entourage.  Je n’ai pas souvent senti avoir atteint leur standard et lorsque j’ai réussi, je m’attendais à ce que les gens sortent les clairons et les balounes et me couvrent de félicitations.  Après ces déceptions, je bousillais tout le travail que j’avais accompli juste parce que j’étais incapable de m’apprécier moi-même, tout simplement.

Présentement, je ne veux plus discuter de ma perte de poids , de mes méthodes, du côté spirituel ou physique de la chose avec personne.  La ligne est mince entre l’équilibre et le déséquilibre.  Mon équilibre mental est atteint.  J’ai remis en perspectives mes buts et objectifs.  J’ai surtout lâché prise de la personne que tous croient que je suis ou que je devrais être.  J’ai décidé qu’il valait la peine que je suive les conseils des experts lorsqu’il est question de sommeil, de temps alloués pour soi, de prendre le temps de faire des activités stimulantes, de parler de ses sentiments et surtout de ses ressentiments.  Il est certain que l’entourage s’étonne la première fois.  Certains vont même verbaliser des jugements de valeur ou vous affronter carrément.  La première fois que cela arrive, on se voit toute désemparée jusqu’à ce que l’on comprenne que ces gens sont pour la plupart, des gens qui ont peur des changements. 

Les gens ne comprennent pas, même si l'on se tue à leur expliquer, la profondeur du problème.  Ils n’en ont pas la capacité et malgré que ce serait idéal de pouvoir être comprise, il faut se rendre à l’évidence que c’est à un spécialiste comportemental qu’il faudra s’adresser si l’on veut obtenir de l’aide pour voir la lumière au bout du tunnel. 

Je sais que je vais devenir un jour un coach en perte de poids.  Mais avant, il faut que j’aie maitrisé moi-même le déséquilibre dont je parle tant.  Alors que j'ai encore des rechutes sur le manque affectif, j’apprends à rentrer directement dans les émotions.  Puisque ceux-ci, positifs ou négatifs, passent toujours de toute manière.  J’apprends à faire confiance en la vie et à me faire confiance en rapport à mes connaissances, les intellectuelles et les divines, pour faire face à ce que j'ai à faire face.  Disons que c'est fragile.  Mais j'ai compris, au fur et à mesure que la vie passe, que si je me tape dessus à tour de bras, je ne m'en sortirai pas.  J’apprends tout juste que je n'ai pas à faire la « carpette » pour me faire aimer.  En fait, j’apprends surtout que je n'ai pas à me faire aimer.  J'ai juste besoin d'être. 

Ce matin, mon fils voulait que je m’habille d'une robe très colorée qu'il avait choisie l'autre jour dans une boutique.  Cette robe est très ample et je me sens grosse dedans.  Elle est faite pour porter avec une legging.  Donc, j'ai verbalisé le fait que je trouvais qu'elle me grossissait.  Et sa réponse fut: « Je ne sais pas si elle te grossit, je ne connais pas ça.  Mais je sais qu'elle rend de bonne humeur les gens que tu croises! »  Elle est rouge, bleu turquoise et vert lime.  Je l'ai mise en essayant d'aimer mon corps tel qu'il est!  Bien beau vouloir s'amincir artificiellement, mais peut-être faut-il parfois assumer ce que nous sommes. 

Aujourd'hui, j'examinais mes bras qui ont fondu, mais qui commencent à pendre.  « Des bras de matante! » me suis-je exclamée.  J’ai tout de suite changé mon fusil d’épaule en changeant mon point de vue.  Mes bras sont forts, fonctionnels, talentueux... et je les apprécie.  De la même manière que j'apprécie d'avoir perdu tout ce poids.  Donc, je ne vais pas me plaindre des effets secondaires.  N'en tient qu'à moi de trouver une solution si je suis incapable de vivre avec un peu de peau qui pendouille.

Je crois qu'il est impossible de se trouver parfaite.  La preuve c'est que même les plus belles femmes du monde se trouvent des imperfections.  Ma conclusion est  que nous sommes toutes parfaites telles que nous sommes, sauf que comme un artiste qui créé une oeuvre et n'est jamais satisfait, on veut améliorer l'oeuvre d'art.  Pourtant, personne n'aurait pensé à réparer les imperfections d'une Joconde qu'on dit parfaite, mais que moi personnellement je trouve laide!!!!  On est des oeuvres d'art. La preuve est que si vous regardez vos enfants, vous allez les trouver parfaits tels quels avec leurs imperfections.  Peu importe si notre mère avait ou non l'instinct maternel, c'est à nous de nous regarder avec la même perfection qu'on regarde nos enfants....parce qu'e l’on vient exactement de la même place qu'eux...et l'on y retournera un jour.



dimanche 24 juillet 2011

Tout est une question d’équilibre et estime de soi

Plus de huit semaines à suivre le programme de Weight Watchers.  J’ai perdu 14,8 livres à ce jour.  Je m’étais promis d’écrire fidèlement sur mon blogue toutes les impressions, les sentiments, les luttes, les difficultés et les triomphes.  Mais le temps a passé à une vitesse incroyable.   Nous sommes déjà rendus à la fin de juillet et si l’on considère que l’été dure deux mois, on peut penser que la moitié est passée! 

Je dois avouer que je n’ai pas trouvé l’aventure de la perte de poids si difficile jusqu’à maintenant.  J’imagine que mes motifs de santé doivent être assez puissants pour que je tienne bon.  Mais il y a quelque chose de plus puissant qui se passe.  D’abord, pourquoi étais-je prête à cette aventure puisque cela fait vingt ans que je lutte contre nature.  J’avais même décidé de m’accepter telle quelle avec un surplus de plus d’une quarantaine de livres.  Loin de croire que j’aimais la situation, j’ai plutôt abdiqué devant l’inévitable.  J’avais, avec toutes ces diètes que j’ai essayées, réussi à ralentir mon métabolisme.   Je n’avais pas pris soin de moi et je me suis oubliée pour une aventure familiale et maternelle.  J’avais quelquefois réussi l’impossible ce qui aurait du me motiver à poursuivre, à maintenir les acquis, mais j’ai interprété le regard des autres comme une menace de ce que j’étais.   En effet, lorsque l’entourage sait que tu as un problème, ils vont souvent agir en soldat et te faire sentir coupable lorsque tu poses un geste qui va contre un objectif qu’ils croient que tu t’es fixé.  Il faut dire que je souffrais d’un syndrome de mauvaise estime de soi et que je fuyais les sentiments de culpabilité qu’apportait cette situation.
Riez si vous voulez, mais je savais que j’étais carrément malade dans mon âme.  J’ai décidé de me servir de la prière pour régler mon problème.  Je savais que je n’avais pas personnellement la force nécessaire pour atteindre un objectif de poids santé.  Puis tout a déboulé.  J’ai commencé à avoir des rêves intuitifs, des impulsions soudaines de me regarder en face, du courage pour agir et des réponses quant au chemin à suivre.  
J’ai compris que je vivais un déséquilibre à tous les plans.  Premièrement, je pensais à tout le monde sauf à moi-même.  Deuxièmement, j’étais prête à faire plaisir à tous, même si parfois cela ne me faisait pas plaisir et me rendait agressive lorsque je demandais quelque chose et qu’on me le refusait.  J’étais alors prise du syndrome du «pauvre moi».  «Pauvre-moi qui fait tout pour faire plaisir aux autres, mais quand c’est à mon tour…».   Cela en était trop, j’étais devenu ce que je détestais le plus au monde, une victime!   
C’est ici que vient le danger!  À partir du moment où l’on prend conscience de ce fait, on ne doit pas décider de faire le contraire.  On peut facilement créer un autre déséquilibre en penchant trop vers l’autre côté de la balance en essayant de se rééquilibrer.   
J’ai plutôt choisi de m’intérioriser pour savoir ce que je voulais vraiment.  Je ne m’attendais pas à trouver quelqu’un d’aussi déterminé.  J’ai reçu des révélations libératrices du passé.  J’ai découvert une personne que j’admirais beaucoup qui a émergé de cette situation.  C’est pourquoi je peux maintenant affirmer que tout est une question d’estime de soi!   
En effet, pour perdre du poids que l’on accumule depuis des décennies, la patience est la première vertu,.  On n’a pas pris tout ce poids en quelques mois, pourquoi croire que l’on doit tout perdre avant la saison des costumes de bain.  La deuxième vertu est l’humilité.  Il y a des jours où l’on va rencontrer des gens qui ne s’apercevront pas du chemin qu’on a parcouru à ce jour.  Il se peut fort bien qu’on se fasse demander quand est prévu l’accouchement.  La suite nous appartient.  Personnellement, j’aime bien m’amuser à faire sentir à l’interlocuteur qu’il vient de trop parler et qu’il devrait écouter le sketch de Patrick Huard «Ferme ta yeule».    Bien sûr que cela créer un malaise et il faut apprendre à les laisser passer.   Donc, l’humilité est la deuxième vertu.  Savoir au plus profond de nous que cela ne concerne que nous et que l’on a tous les droits de refuser ou accepter de parler de ce sujet délicat pour nous.  Je suggère de ne pas en parler à moins de faire entièrement confiance en la personne en face de nous, et encore.  Vous seriez surprise du nombre de gens qui seront jaloux de votre force et qui feront, très intentionnellement parfois, des commentaires qui iront vous chercher émotionnellement.   


La ligne entre l’encouragement et le découragement est assez mince, même si vous vous croyez très forte et centrée.  C’est pourquoi faut-il que vos motifs soient profonds.  Malgré que si des motifs futiles vous encouragent, je ne sois pas contre, mais cela se doit de rester un complément.

jeudi 23 juin 2011

Premier objectif de 5 % atteint!

C’est aujourd’hui ma quatrième pesée chez Weight Watchers.  J’ai perdu exactement 10 livres en quatre semaines.  J’ai donc atteint mon premier objectif fixé qui était de 5 %.  Une belle grosse étoile a été apposée dans mon cahier! 
Il est vrai que personne ne s’est encore aperçu de la situation, ce qui ne me décourage pas pour autant.  Je ne cherche tellement plus l’approbation d’autrui pour me donner de l’énergie et de la motivation pour continuer. 
La motivation est très personnelle.  Pour ma part, c’est une collègue de travail qui me l’a fourni malgré elle.  Cette fille a perdu environ le même nombre qu’il me fallait perdre.  Ce n’est même pas son courage qui m’a fait réagir.  C’est plutôt son énergie quotidienne qui m’a interpellée.  Sans exagérer, cette fille se déplace dans un courant d’air d’énergie.  Son passage est comme une bombe et l’on peut facilement imaginer des ailes qui ont poussé dans son dos.
Facile de s’imaginer porter une cinquantaine de livres de surplus de poids et de comprendre le sentiment de lourdeur qui freine un peu l’entrain.  Les jambes en prennent un coup.  La fatigue se fait sentir assez tôt dans la journée. 
La prise de poids s’est fait sur plusieurs années, comment s’attendre à perdre ce surplus rapidement?  Non, c’est une aventure à long terme que la stabilisation d’un appétit vorace pour remplir un vide à l’intérieur.  Il faut trouver d’autres alternatives.
Je ne désire plus être ma pire ennemie, mais ma partisane numéro 1!  C’est pourquoi je danse seule dans mon salon pour m’encourager à poursuivre.  Un moment donné, quelqu’un s’apercevra qu’il me manque un peu de graisse par rapport à la dernière fois et osera me demander la raison.  En attendant, je ressortirai de ma garde-robe des vêtements que j’aimais, que je n’ai jamais eu envie de me défaire au cas où.   Le «au cas où» se présente et plutôt que d’aller dépenser de l’argent pour des vêtements que je ne porterai pas longtemps, je préfère piger dans ces «au cas où». 

Réflexions du 10 juin 2011

L’aventure se poursuit depuis deux semaines.  Cette semaine, j’ai perdu 2.6 livres pour un total de 6.8 livres.  Je dois avouer que j’ai trouvé la semaine un peu plus difficile, car mon appétit était plus vorace.  Mais je garde en tête qu’en priorité pour ma motivation, c’est moi que j’ai décidé de mettre en premier. 
Déjà que je commence à ressentir les bienfaits.  J’ai moins mal aux jambes le soir venu.  Je marche plus qu’avant et mon chien en est le premier bénéficiaire et très heureux de la chose.
J’ai observé que lorsque je suis à la chaleur toute la journée, comme ce fut le cas mercredi dernier alors que le bureau où je travaillais n’avait pas l’air climatisé, mon appétit se fait sentir.  Il a du faire plus de 33 degrés ce jour-là et le facteur humidex pouvait faire ressentir plus de 40 degrés Celsius.  Ce midi là, je suis sortie prendre l’air, enfin c’était mieux que de rester confiné.  Mon lunch qui comprenait un carré de pizza froide aux tomates, quelques croustilles de riz et un morceau de fromage n’a pas comblé mon appétit.  J’ai eu beau boire de l’eau, mais ceci n’a pas été suffisant.  Peut-être aurait-il fallu que l’eau soit gazéifiée pour donner une impression de satiété.  Bien sûr j’aurais pu ajouter des légumes, ou des fruits, ce qui aurait rafraîchi sans pour autant ajouter de points à calculer.  Pour dessert, j’avais apporté un pudding Jello au caramel et trois biscottis.   J’ai du attendre que la journée se termine, au retour à la maison, pour manger mon souper.  Résultat, j’ai eu une baisse d’énergie et j’ai du combattre une envie de sommeil lors de mon retour à la maison.  J’aurais dévoré n’importe quoi rendu là, mais j’ai tout de même fait un choix sensé, non sans effort.  On apprend de nos erreurs qu’ils disent les sages!
Il reste beaucoup de millage pour atteindre le chemin du poids santé.  Lors de la réunion, l’animatrice a parlé de l’importance de prendre ses mensurations régulièrement pour pouvoir jauger des progrès.  Je suis en total désaccord avec ça.  Pour moi, c’est une perte de temps qui ne va pas me motiver plus en profondeur.  Pour certaine, ce n’est peut-être pas suffisant de voir ses pantalons tenir parfaitement sur nos hanches, ou même être obligé de les remonter à tout bout de champ jusqu’à qu’il devienne impossible de les porter.  Pour moi oui,car je n’entreprends pas ces actions dans le but d’être parfaite physiquement, car j’ai bien compris que c’est impossible et l’on se reparlera des conséquences dans quelques mois  avec celles qui croient qu’elles ont raison d’essayer d’atteindre cette perfection.
Beaucoup de gens ont défriché le chemin de la perte de poids avant moi.  J’aimerais bien comprendre ce qui fait la différence entre la réussite d’une perte de poids et un échec.  La motivation a sans doute beaucoup à voir là-dedans, mais il faut cesser de chercher à l’extérieur de nous afin d’obtenir l’approbation.  Il n’y a plus d’approbation à chercher autre que celle du médecin si la perte de poids ne se passe pas comme prévu.

mardi 7 juin 2011

Réflexions...

Combien de fois avez-vous pris la décision que vous alliez perdre du poids?  Si c’est comme moi, je n’ai même pas assez de doigts pour calculer.   Combien de fois avez-vous perdu le poids que vous aviez en trop?  Pour ma part, j’ai probablement perdu l’équivalent d’une personne au complet.  Perdre dix livres, en gagner onze, en perdre cinq, en gagner dix, voici mon cheminement jusqu’à ce que je décide qu’il fallait arrêter la roue infernale.  Voici donc que je me retrouve après quelques années avec plus de poids à perdre que jamais.  Décourageant, mais en même temps il me semble qu’il fallait passer par là.  Cette fois-ci, je ne commence pas demain.  J’ai commencé depuis deux semaines et je sais que c’est un objectif à long terme.  Je ne le fais pas pour le baptême du petit cousin, pour la réunion des anciens de l’école secondaire, ou pour ne pas me sentir gênée à la plage cet été.  Non, cette fois-ci, je le fais à mon rythme et c’est pour changer mes habitudes.  J’ai toujours proclamé que le problème se situait au niveau des portions.  Comment, pour une fille gourmande comme moi, peut-on s’arrêter à un petit carré de chocolat,  ou une simple pointe de pizza?  Je n’ai pas la réponse puisque je n’en serais pas là aujourd’hui. 

Pour l’instant, c’est en notant ce que je mange pour être consciente des limites.  Lorsque j’ai atteint mes points maximum alloués quotidiennement, j’arrête de manger.  Je calcule environ 10 points par repas puisque le total dont j’ai besoin c’est 29 par jour.  Il y a aussi des points bonis, mais tant que la perte de poids ne sera pas bien amorcée, j’aime mieux me tenir loin. Parfois, je vais prendre une longue marche dans le seul but de pouvoir me payer le bol de crème glacée au café qui me tente.  Un bol d’environ ½ tasse alors qu’avant je remplissais mon bol à soupe et je rajoutais du caramel.   Parfois, je vais me priver d’un verre de jus le matin afin de pouvoir verser une toute petite cuillère de caramel sur ma portion de crème glacée.  La pesée est dans deux jours et j’ai très hâte de voir le résultat.  Puis je me raisonne, car j’ai peur de ne pas avoir perdu autant que j’ai espéré.  Comme si ne pas trop espérer était pour m’éloigner des déceptions.  Il y en aura des déceptions au cours de ce parcours.  Il faut simplement savoir s’aimer plus que tout et cela s’apprend.

jeudi 2 juin 2011

Premier objectif atteint!

Me voici de retour de la réunion hebdomadaire de Weight Watchers.  Alors que j’espérais avoir perdu au moins une livre qui aurait fait en sorte que j’atteigne mon objectif, j’ai eu la joie de me rendre compte que c’est 4.2 lb que j’ai perdues. 
Tel que discuté avec d'autres membres, Weight Watchers n’est pas comme un régime où l’on se sent limité.  On peut finalement tout manger, mais en quantité raisonnable.  Le fait que le régime se base sur la notation de tout ce qui entre en bouche peut porter à croire que c’est contraignant.  Au contraire, je pense que c’est la meilleure manière de contrôler nos fringales.  Aujourd’hui, la conférence portait sur les gens qui nous encouragent et sur l’importance de les remercier.  Ces conférences ouvrent la voie à des échanges intéressants.  Un membre a avoué que sa semaine ne s’était pas bien passée à cause de sentiments de colère qu’elle a vécus.  C’est dans son appétit qu’elle s’est défoulée.  Malgré le fait qu’elle n’avait pas gagné de livres, elle s’en voulait.  Un autre membre a parlé qu’elle ne recevait aucun encouragement de la part de son entourage et qu’au contraire, les gens l’encourageaient à ne pas se priver. 
La conclusion fut qu’il existe peut-être plus de détracteurs que de partisans et qu’on ne doit en aucun cas mettre notre motivation entre les mains d’autrui.  Les raisons pour lesquelles nous avons décidé de perdre nos kilos en trop sont personnelles.  Ce qui dérange les détracteurs est sans doute de se retrouver en face d’une personne qui a décidé de se prendre en mains parce qu’ils sont face à un miroir qui leur projette que peut-être eux aussi auraient intérêt à prendre leur propre vie en mains.  Personnellement, je n’ai pas envie de parler de mes actions, sauf durant les réunions.  Mais j’ai cru que l’expérience pourrait inspirer et motiver d’autres personnes.  C’est pourquoi je partage mon cheminement sur ce blogue.  Pour permettre aux gens de comprendre qu’une perte de poids n’est pas seulement physique, mais beaucoup psychologique. 

mercredi 1 juin 2011

Première pesée

C’est demain matin que le verdict pour la première semaine tombera.  J’ai suivi tous les aliments que j’ai mangés que j’ai noté,  calculé à la lettre, converti en point WW.  Je n’ai même pas touché aux points bonis.   Cela fait exactement six jours que ma décision de retrouver l’équilibre dans la sphère nourriture s’est prise.  Je suis très fière de moi.  Fière de n’avoir commandé qu’un thé vert pour accompagner la famille chez Tim Horton après le spectacle de mon fils hier.  Je suis fière de mon choix d’un hamburger de poulet et d’un 7up diète dans un restaurant de bouffe-minute.  Je suis fière de ne plus avoir touché au chocolat et à la liqueur brune depuis le 1er janvier 2011. 

Peu importe le résultat, étant donné que je ne me suis pas fixée autre objectif que de perdre 1 lb par semaine, je me promets de rester fière de moi.  Je connais mon métabolisme et je sais que parfois je perds plus de poids, mais dans la semaine où les hormones fluctuent, il arrive parfois que mon corps décide de prendre du repos en refusant de se conformer au régime.  Je serai indulgente, je me le promets!  Un petit rappel à moi-même que cette aventure en est une de longue haleine.  Si l’on prend un sprint trop tôt, le risque de devoir ralentir avant la fin est présent.   À demain pour les résultats!


mardi 31 mai 2011

Je me pardonne parce que je m’aime

Je l’avoue, j’ai souffert du syndrome de la «superwoman».  On devient superwoman lorsque l’estime de soi est absente.  Allez comprendre d’où vient le raisonnement que si vous faites que vous êtes bonnes, que personne ne pourra rien vous reprocher?  C’est un ticket qui mène droit vers la déception.  Il n’est jamais possible de satisfaire tout le monde.  Pourquoi avoir tant besoin de se sentir validé, comme s’il n’y avait qu’une seule manière de faire les choses, de régler les problèmes, de vivre quoi! 
Rien ne me faisait plus mal que les critiques.  Ceux-ci venaient de partout, de ma famille, de la belle-famille, des employeurs.  Parfois l’impression de ne rien faire comme il faut m’envahissait et le découragement s’installait.  Vouloir prouver à la belle-famille qu’on est digne du fils prodige, prouver à sa propre famille qui a dit que je ne serais jamais assez bien pour que la belle famille m’accepte…on a beau essayer de ne pas croire de telles absurdités, mais ça fini par se tracer un chemin dans le subconscient.
Il aura fallu de bonnes débarques dans plusieurs sphère de la vie pour comprendre qu’on a tous le choix dans la vie et qu’il nous faut choisir notre «moi» en premier.  Les crises dans la vie, ça vous dit quelque chose?  Celle de la trentaine, celle de la quarantaine…et bien dites-vous que si vous n’avez pas réglé ceci, il y en a une dans la cinquantaine qui se pointe!
Ma vie s’est déroulée souvent sans que je n’aie eu le temps d’en prendre conscience.  J’ai eu des enfants, j’ai cessé de travailler un bon moment pour eux, j’ai fait un retour aux études, puis un deuxième, j’ai cherché du travail.  Il y a eu les deuils et les successions qui viennent avec.  On se croit forte, capable de passer au travers.  On s’oublie pour avancer en se disant que tout passe. 
Résultat!  Avant même que tout ne soit passé, on se rend compte qu’il aura fallu compenser quelque part.  Moi je l’ai fait avec le sucre!   Cette douceur qui plusieurs fois par jour m’apportait l’impression de mériter le moment que je m’offrais.  Au fil des ans, les problèmes se sont accumulés!  Problèmes de poids amenant des problèmes de santé!  Je me voyais au fil des ans changer la grandeur de mes vêtements, mais l’effort de garder l’estime de moi-même malgré ce poids était immense.  Il faut savoir s’aimer «no matter what».  Que personne ne me définisse par la grandeur de mes vêtements.
Ce résultat est celui de l’oublie de soi.   La réalité finit par nous rattraper.  Moi qui ai eu des enfants, cette situation équivaut à traîner un enfant de cinquante livres sur son dos, du matin jusqu’au soir.  Est-ce que l’image vous parle?  Après cela, je ne suis plus surprise de me coucher le soir avec des maux de genoux, des maux de dos et tout ce que peut apporter un effort cardiaque aussi grandiose tel que le souffle court, la fatigue, etc.  
Je suis retournée en moi pour me laisser guider par mon intuition.  C’est par un beau jeudi matin des plus pluvieux que j’ai été guidée vers la méthode Weight Watchers que je connaissais par expérience antérieure.  Le poids, je connais ça, car au fils des ans j’en ai probablement perdu plus que tous ce que je peux peser aujourd’hui.  Perdu…et repris.    Alors aujourd’hui à travers ce blogue je m’embarque dans l’ultime aventure.  Pas juste celle de perdre tout ce poids, mais surtout de retrouver, une fois pour toutes, un équilibre de vie!  J’ai fait au meilleur de ma connaissance et aujourd’hui je me rends compte de la réalité.  Je me pardonne et je m’active à réajuster mon tir pour régler la situation.  Je le mérite!

vendredi 27 mai 2011

L’aventure commence

Pourquoi, tout d’un coup, la décision de perdre du poids s’impose-t’-elle?   Comme ça, un matin comme tant d’autres,  où l’énergie n’est pas au rendez-vous et que l’on sent profondément le poids des années sur son corps, on se demande si l’on n’est pas rendu à l’âge où étant jeune, on pensait qu’était l’âge de la « vieillesse ».   C’est l’heure du bilan.  C’est le moment de constater que les dix livres qui s’accumulent d’année en année,  qui collent à la peau et dont tu fais l’effort d’assumer, d’en faire fis pour ne pas briser l’estime de soi pour lequel tu as travaillé toute une vie, sont devenues un fardeau lourd à porter.  C’est l’heure de cesser de m’enfouir la tête dans le sable et de comprendre que si rien n’est entrepris, c’est ma santé qui va en prendre un coup.  Pourquoi plus aujourd'hui qu’hier, je sens le courage s’emparer de moi? 

Cette situation, je l’ai retournée, examinée sous toutes ses coutures, je l’ai analysée, j’ai médité et j’ai décidé d’agir.  Pourquoi ai-je décidé de partager publiquement mon aventure?  Ce mystère est aussi grand que l’énergie du courage qui s’est emparée de moi.  Il y a le fait que j’aime écrire, que j’aime partager et que si j’aide ne serais-ce qu’une seule personne à comprendre, à agir et à se motiver, j’aurai l’impression que mon cheminement n’aura pas été inutile.

Le nombre de livres à perdre n’a pas d’importance.  Bien sûr penserez-vous que je suis un peu fêler, car il existe tout de même une grande différence entre avoir à perdre dix livres qu’à se débarrasser de cinquante livres de graisses.  C’est sans doute vrai, mais la perte de poids commence premièrement entre nos deux oreilles et je parle en connaissance de cause parce que je pourrais sans doute obtenir le trophée de l’art de perdre du poids…et surtout le reprendre en double.    Au fils des ans, j’ai essayé beaucoup de méthodes dont plusieurs ont fonctionné.  Mais depuis quelques années, sans doute à cause de mon métabolisme qui a probablement changé attribuable à l’âge, je frappe un mur.  Je souffre du syndrome du yo-yo.

La première étape d’une perte de poids, est la même que pour toute autre dépendance, soit celle d’admettre que si l’on en est rendu là, c’est notre responsabilité et non celle des autres, de la faute de notre mari, notre famille, notre emploi, ou le stress qui meuble nos vies.  Non, personne n’a mis les bouchées que nous avons ingurgitées par force dans notre bouche.  En tout cas, pour ma part, je n’avais certainement pas besoin qu’on me force à manger.  J’aime bien trop manger pour pouvoir affirmer une telle chose! 

Je suis une « bibitte à sucre » et je pourrais facilement commencer un repas par le dessert, plutôt que par l’entrée ou le plat principal.  Quand j’ai une fringale, ce n’est pas les céleris qui m’appellent!  Aussi, j’adore le goût du « fast food », que ce soit le poulet, les hamburgers ou les frites avec sauces ou sans, et je gratinerais de fromages mes rôties du matin.  Il est facile d’imaginer combien il me faut me convaincre, de jour en jour, de modifier mes mauvaises habitudes.
Je connais beaucoup de personnes pour qui cette situation n’est pas problématique puisqu’elles on la motivation pour s’entraîner plusieurs fois par semaine, ce qui créer un équilibre calorique.  Moi, je déteste m’entraîner puisque j’ai l’impression de perdre du temps précieux.  Ne me parlez pas d’aller suer 60 minutes dans une classe de cardio ou de Zumba!  Premièrement, j’ai compris pas mal jeune que je n’avais aucune coordination.  On me dit de lever le bras droit, que c’est le gauche qui répond. 

Moi, ce qui m’allume, ce qui rend mon bonheur plus profond, c’est de m’asseoir et de faire la lecture d’un bon livre.  Le summum est de pouvoir le faire pendant une tempête de neige, et accompagner le tout d’un bon thé vert fumant et d’un feu de foyer!  Que mon chien vienne par-dessus le marché, réchauffer mes genoux est à peu près ce qui peut rendre mon bonheur complet.  Oui, je suis douée pour la paresse!  Par  contre, en tant que mère, épouse et avec un travail à l’extérieur, ces moments sont parcimonieux.  Alors, lorsqu’il se présente, vous comprendrez que je ne vais pas les gâcher en allant me faire suer dans un gym!  Je l’ai essayé au nom de ma santé, mais la motivation n’a pas suivi la bonne volonté, et j’ai laissé celle-ci au gym!

Alors, je me suis acheté un chien en me disant que vu que j’aime les chiens plus que tout, et que j’en désirais un à moi depuis la nuit des temps, que j’aurais la motivation pour sortir et aller le promener.  On dit que la marche est un exercice complet!  Je sais que je vais faire sourire plus d’un lecteur lorsque vous lirez cette phrase.  Sachez tout de même que j’ai la motivation encore plus souvent que je ne l’aurais cru.  Cet hiver, alors que je déteste le froid, j’ai promené mon chien presque chaque jour, et ce, même dans les températures les plus froides.  J’ai épaté ma famille, car ils savent à quel point je déteste le froid!  Le problème, c’est que mon chien est à mon image, après quelques coins de rue, il me faut le tirer pour le ramener à la maison.  Il s’étend de tout son long et refuse d’avancer!     Lors de jours de pluie, il sort quelques secondes, le temps de faire ce qu’il a à faire, et rentre aussi tôt. 

Quoi qu’il en soit, je vais tout de même chiffrer un premier objectif qui est de perdre les premières 10 livres.  Pour m’accompagner dans l’aventure, j’ai décidé de suivre la méthode de Weight Watchers, puisque c’est la méthode la moins invasive que je connaisse qui a bien fonctionné par le passé.  Raconter publiquement son aventure ne serait pas honnête sans parler du point de départ.  Je pars donc d’un poids de 188,5 pour un petit 5 pieds 3 pouces.  Je suis qualifiée d’obèse par la balance de ma console WII (:-S)!  Je peux encore m’habiller dans les boutiques à la mode sans devoir me rendre dans celles qui vendent des grandeurs spécialisées, mais si je laisse la tendance se poursuivre, c’est écrit dans le ciel que je serais bientôt une de leurs clientes. 

Je vous laisse sur cette phrase que j’ai entendue dans la rencontre chez Weight Watchers hier : « On perd du poids afin de se sentir belle habillée, mais on fait de l’exercice pour se sentir belle nue!»  Quoi de plus vrai!