dimanche 24 juillet 2011

Tout est une question d’équilibre et estime de soi

Plus de huit semaines à suivre le programme de Weight Watchers.  J’ai perdu 14,8 livres à ce jour.  Je m’étais promis d’écrire fidèlement sur mon blogue toutes les impressions, les sentiments, les luttes, les difficultés et les triomphes.  Mais le temps a passé à une vitesse incroyable.   Nous sommes déjà rendus à la fin de juillet et si l’on considère que l’été dure deux mois, on peut penser que la moitié est passée! 

Je dois avouer que je n’ai pas trouvé l’aventure de la perte de poids si difficile jusqu’à maintenant.  J’imagine que mes motifs de santé doivent être assez puissants pour que je tienne bon.  Mais il y a quelque chose de plus puissant qui se passe.  D’abord, pourquoi étais-je prête à cette aventure puisque cela fait vingt ans que je lutte contre nature.  J’avais même décidé de m’accepter telle quelle avec un surplus de plus d’une quarantaine de livres.  Loin de croire que j’aimais la situation, j’ai plutôt abdiqué devant l’inévitable.  J’avais, avec toutes ces diètes que j’ai essayées, réussi à ralentir mon métabolisme.   Je n’avais pas pris soin de moi et je me suis oubliée pour une aventure familiale et maternelle.  J’avais quelquefois réussi l’impossible ce qui aurait du me motiver à poursuivre, à maintenir les acquis, mais j’ai interprété le regard des autres comme une menace de ce que j’étais.   En effet, lorsque l’entourage sait que tu as un problème, ils vont souvent agir en soldat et te faire sentir coupable lorsque tu poses un geste qui va contre un objectif qu’ils croient que tu t’es fixé.  Il faut dire que je souffrais d’un syndrome de mauvaise estime de soi et que je fuyais les sentiments de culpabilité qu’apportait cette situation.
Riez si vous voulez, mais je savais que j’étais carrément malade dans mon âme.  J’ai décidé de me servir de la prière pour régler mon problème.  Je savais que je n’avais pas personnellement la force nécessaire pour atteindre un objectif de poids santé.  Puis tout a déboulé.  J’ai commencé à avoir des rêves intuitifs, des impulsions soudaines de me regarder en face, du courage pour agir et des réponses quant au chemin à suivre.  
J’ai compris que je vivais un déséquilibre à tous les plans.  Premièrement, je pensais à tout le monde sauf à moi-même.  Deuxièmement, j’étais prête à faire plaisir à tous, même si parfois cela ne me faisait pas plaisir et me rendait agressive lorsque je demandais quelque chose et qu’on me le refusait.  J’étais alors prise du syndrome du «pauvre moi».  «Pauvre-moi qui fait tout pour faire plaisir aux autres, mais quand c’est à mon tour…».   Cela en était trop, j’étais devenu ce que je détestais le plus au monde, une victime!   
C’est ici que vient le danger!  À partir du moment où l’on prend conscience de ce fait, on ne doit pas décider de faire le contraire.  On peut facilement créer un autre déséquilibre en penchant trop vers l’autre côté de la balance en essayant de se rééquilibrer.   
J’ai plutôt choisi de m’intérioriser pour savoir ce que je voulais vraiment.  Je ne m’attendais pas à trouver quelqu’un d’aussi déterminé.  J’ai reçu des révélations libératrices du passé.  J’ai découvert une personne que j’admirais beaucoup qui a émergé de cette situation.  C’est pourquoi je peux maintenant affirmer que tout est une question d’estime de soi!   
En effet, pour perdre du poids que l’on accumule depuis des décennies, la patience est la première vertu,.  On n’a pas pris tout ce poids en quelques mois, pourquoi croire que l’on doit tout perdre avant la saison des costumes de bain.  La deuxième vertu est l’humilité.  Il y a des jours où l’on va rencontrer des gens qui ne s’apercevront pas du chemin qu’on a parcouru à ce jour.  Il se peut fort bien qu’on se fasse demander quand est prévu l’accouchement.  La suite nous appartient.  Personnellement, j’aime bien m’amuser à faire sentir à l’interlocuteur qu’il vient de trop parler et qu’il devrait écouter le sketch de Patrick Huard «Ferme ta yeule».    Bien sûr que cela créer un malaise et il faut apprendre à les laisser passer.   Donc, l’humilité est la deuxième vertu.  Savoir au plus profond de nous que cela ne concerne que nous et que l’on a tous les droits de refuser ou accepter de parler de ce sujet délicat pour nous.  Je suggère de ne pas en parler à moins de faire entièrement confiance en la personne en face de nous, et encore.  Vous seriez surprise du nombre de gens qui seront jaloux de votre force et qui feront, très intentionnellement parfois, des commentaires qui iront vous chercher émotionnellement.   


La ligne entre l’encouragement et le découragement est assez mince, même si vous vous croyez très forte et centrée.  C’est pourquoi faut-il que vos motifs soient profonds.  Malgré que si des motifs futiles vous encouragent, je ne sois pas contre, mais cela se doit de rester un complément.

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