mardi 31 mai 2011

Je me pardonne parce que je m’aime

Je l’avoue, j’ai souffert du syndrome de la «superwoman».  On devient superwoman lorsque l’estime de soi est absente.  Allez comprendre d’où vient le raisonnement que si vous faites que vous êtes bonnes, que personne ne pourra rien vous reprocher?  C’est un ticket qui mène droit vers la déception.  Il n’est jamais possible de satisfaire tout le monde.  Pourquoi avoir tant besoin de se sentir validé, comme s’il n’y avait qu’une seule manière de faire les choses, de régler les problèmes, de vivre quoi! 
Rien ne me faisait plus mal que les critiques.  Ceux-ci venaient de partout, de ma famille, de la belle-famille, des employeurs.  Parfois l’impression de ne rien faire comme il faut m’envahissait et le découragement s’installait.  Vouloir prouver à la belle-famille qu’on est digne du fils prodige, prouver à sa propre famille qui a dit que je ne serais jamais assez bien pour que la belle famille m’accepte…on a beau essayer de ne pas croire de telles absurdités, mais ça fini par se tracer un chemin dans le subconscient.
Il aura fallu de bonnes débarques dans plusieurs sphère de la vie pour comprendre qu’on a tous le choix dans la vie et qu’il nous faut choisir notre «moi» en premier.  Les crises dans la vie, ça vous dit quelque chose?  Celle de la trentaine, celle de la quarantaine…et bien dites-vous que si vous n’avez pas réglé ceci, il y en a une dans la cinquantaine qui se pointe!
Ma vie s’est déroulée souvent sans que je n’aie eu le temps d’en prendre conscience.  J’ai eu des enfants, j’ai cessé de travailler un bon moment pour eux, j’ai fait un retour aux études, puis un deuxième, j’ai cherché du travail.  Il y a eu les deuils et les successions qui viennent avec.  On se croit forte, capable de passer au travers.  On s’oublie pour avancer en se disant que tout passe. 
Résultat!  Avant même que tout ne soit passé, on se rend compte qu’il aura fallu compenser quelque part.  Moi je l’ai fait avec le sucre!   Cette douceur qui plusieurs fois par jour m’apportait l’impression de mériter le moment que je m’offrais.  Au fil des ans, les problèmes se sont accumulés!  Problèmes de poids amenant des problèmes de santé!  Je me voyais au fil des ans changer la grandeur de mes vêtements, mais l’effort de garder l’estime de moi-même malgré ce poids était immense.  Il faut savoir s’aimer «no matter what».  Que personne ne me définisse par la grandeur de mes vêtements.
Ce résultat est celui de l’oublie de soi.   La réalité finit par nous rattraper.  Moi qui ai eu des enfants, cette situation équivaut à traîner un enfant de cinquante livres sur son dos, du matin jusqu’au soir.  Est-ce que l’image vous parle?  Après cela, je ne suis plus surprise de me coucher le soir avec des maux de genoux, des maux de dos et tout ce que peut apporter un effort cardiaque aussi grandiose tel que le souffle court, la fatigue, etc.  
Je suis retournée en moi pour me laisser guider par mon intuition.  C’est par un beau jeudi matin des plus pluvieux que j’ai été guidée vers la méthode Weight Watchers que je connaissais par expérience antérieure.  Le poids, je connais ça, car au fils des ans j’en ai probablement perdu plus que tous ce que je peux peser aujourd’hui.  Perdu…et repris.    Alors aujourd’hui à travers ce blogue je m’embarque dans l’ultime aventure.  Pas juste celle de perdre tout ce poids, mais surtout de retrouver, une fois pour toutes, un équilibre de vie!  J’ai fait au meilleur de ma connaissance et aujourd’hui je me rends compte de la réalité.  Je me pardonne et je m’active à réajuster mon tir pour régler la situation.  Je le mérite!

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