samedi 30 juillet 2011

Ne vous noyez pas dans un verre d’eau!

Chaque jour que la vie nous accorde est rempli de possibilités de stress.  Si l’on observe au bout du compte l’importance des événements qui sont mis sur notre chemin, il se trouve que la plupart sont anodins.  Nous avons donc stressé, éprouvé des peurs pour rien. 
 
 
Un jour, alors que j’avais accepté de suivre un groupe dans une randonnée, nous nous sommes retrouvés sur le bord d’un lac, prêts à partir en canoë.  Pour une fille de ville comme moi, née et élevée dans le béton, le fait de me retrouver avec des pagaies dans les mains sur une embarcation instable alors que je savais à peine flotter était un moment de stress terrible.  Un membre du groupe vint m’offrir son sifflet d’eau en m’expliquant que si je devais tomber à l’eau, je pouvais siffler et l'on viendrait rapidement me cueillir.  C’était bien peu pour me rassurer puisque la température était déchaînée.  Je tremblais littéralement de peur et la seule chose qui me soit venue à l’idée de faire était de prier le ciel!   « Seigneur, dans quoi me suis-je embarqué? »  Aidez-moi à remédier à la situation.  Premièrement,  j’avais accepté d’être prise en charge par un chef de groupe.  Je croyais n’avoir pas le choix de suivre.  Mais le fait de sortir dans une telle température ne m’inspirait pas confiance.  Aujourd'hui, je sais, hors de tout doute, que j’aurais refusé de suivre le groupe dans de telles circonstances.  Quoi qu’il en soit, à cette époque, j’étais prise de la maladie du manque de confiance en moi et du qu’est-ce qu’ils vont penser de moi?  Cependant, l’univers avait une tout autre leçon à m’apporter.  Nous avons effectivement embarqué dans les canoës et aussitôt que nous nous sommes mis à pagayer, le vent s’est levé férocement et a commencé à pousser les embarcations sur le rivage.  Le chef du groupe a semblé comprendre le message et a changé aussitôt d’idée et a opté pour un plan B.  J’étais soulagée, mais j’ai reçu une leçon qui m’a ramené à réfléchir sur quelque chose qu’une collègue de travail m’avait dit.  Toi, Mary-Jan ton problème c’est que tu vois tout comme une grosse montagne, et en fin de compte la montagne n’est qu’une petite colline!

Oui, j’avais peur de me noyer dans le verre d’eau!!!

Aujourd’hui, lorsque la peur m’accable, je me recentre sur le moment présent où il y a rarement de danger de mort. 

Après ces moments de grand stress, vous pouvez être certain que mon appétit grossissait puisque je compensais avec la nourriture.  Il m’aura fallu des années de sagesse et d’expérience pour comprendre ce phénomène qui m’empêchait de me débarrasser du poids superflu.  Pour y parvenir, il m’a fallu prendre cette habitude qui m’empêchait d’atteindre mon bût de poids santé et la diriger vers un comportement plus approprié.  Aujourd’hui, lorsque je sens le stress me prendre, je mange un fruit, je chausse mes espadrilles et je vais promener mon chien.  Cette promenade me calme et mon chien est sensible à l’attention que je lui porte.

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