jeudi 28 juillet 2011

Estime de soi

Très récemment, lors d’un diner entre amies, nous discutions d’estime de soi et de gain de poids.  Il faut expliquer à ceux et celles qui n’ont pas de problème de poids, que celles d’entres-nous qui en avons un et qui avons de la difficulté à contrôler l’envie du sucre, nous ne nous apercevons pas nécessairement de l’« ampleur » du problème.  Bien sûr qu’il y a des signes évidents.  Par exemple, lorsqu’on enfile un pantalon, ou lorsque vient le temps de magasiner.  Pour éviter de se détester, on redouble d’ardeur pour assayer d'en trouver un amincissant et en essayant de se convaincre qu’on est quand même belle.

Laissez-moi vous dire que le gain de poids n’a rien à voir avec la beauté.  La perte de poids ne nous rendra pas plus belles.  Tel que je l’ai mentionné dans un autre billet, un gain de poids est causé par un déséquilibre.  Le gain de poids n’est qu’une dernière étape visible, une réaction à des déséquilibres dans plusieurs sphères d’une vie.  Bref, il y a compensation dans la nourriture, et laissez-moi vous dire que lorsqu’on en est rendu là, on ne calcule pas nécessairement nos portions de céleris.  Pire, c’est rarement des céleris qui nous appelle, mais le sucré ou le salé.  Un goût qui vient probablement de l’enfance et qui est synonyme de sécurité.  Personnellement, j’ai été témoin des rages de sucre de ma mère après des colères mémorables.  Telle une vraie droguée, elle se précipitait sur la canne de sirop d’érable et en consommait à la cuillère au dessus du lavabo.  Quant à moi, j’imagine que ce devait être très jeune lorsque j’ai ressenti le bien-être que les aliments sucrés m’apportaient.

Si j’avais consulté un coach en perte de poids plus tôt dans ma vie, j’aurais sans doute pu déceler ce déséquilibre.  Il se trouve que les occasions d’être en déséquilibre dans une vie ne manquent pas.  Ayant un tempérament de leader qui a été écrasé, un leader à qui l'on a enseigné la peur d’être, j’ai choisi de passer au travers d’une vie sans faire de vague.  Alors, imaginez ma douleur lorsque je voyais dans les yeux de la personne en face de moi de la désapprobation!  J’avais appris en très bas âge que pour être aimée, on se devait d'être gentille et que la chose la plus importante au monde était justement d’être aimée.  Aucune notion de s’aimer soi-même n’a fait partie de ma vie.

Il m’aura fallu aller trouver profondément à l’intérieur de moi-même celle qui habitait ce corps et la réconcilier avec ce corps qui n’avait aucunement l’air de son idéal.  Je ne parle pas ici de beauté, mais plutôt de santé.

Par le passé, il y en a eu des diètes, des consultations, des actions entreprises pour atteindre le standard de beauté de mon entourage.  Je n’ai pas souvent senti avoir atteint leur standard et lorsque j’ai réussi, je m’attendais à ce que les gens sortent les clairons et les balounes et me couvrent de félicitations.  Après ces déceptions, je bousillais tout le travail que j’avais accompli juste parce que j’étais incapable de m’apprécier moi-même, tout simplement.

Présentement, je ne veux plus discuter de ma perte de poids , de mes méthodes, du côté spirituel ou physique de la chose avec personne.  La ligne est mince entre l’équilibre et le déséquilibre.  Mon équilibre mental est atteint.  J’ai remis en perspectives mes buts et objectifs.  J’ai surtout lâché prise de la personne que tous croient que je suis ou que je devrais être.  J’ai décidé qu’il valait la peine que je suive les conseils des experts lorsqu’il est question de sommeil, de temps alloués pour soi, de prendre le temps de faire des activités stimulantes, de parler de ses sentiments et surtout de ses ressentiments.  Il est certain que l’entourage s’étonne la première fois.  Certains vont même verbaliser des jugements de valeur ou vous affronter carrément.  La première fois que cela arrive, on se voit toute désemparée jusqu’à ce que l’on comprenne que ces gens sont pour la plupart, des gens qui ont peur des changements. 

Les gens ne comprennent pas, même si l'on se tue à leur expliquer, la profondeur du problème.  Ils n’en ont pas la capacité et malgré que ce serait idéal de pouvoir être comprise, il faut se rendre à l’évidence que c’est à un spécialiste comportemental qu’il faudra s’adresser si l’on veut obtenir de l’aide pour voir la lumière au bout du tunnel. 

Je sais que je vais devenir un jour un coach en perte de poids.  Mais avant, il faut que j’aie maitrisé moi-même le déséquilibre dont je parle tant.  Alors que j'ai encore des rechutes sur le manque affectif, j’apprends à rentrer directement dans les émotions.  Puisque ceux-ci, positifs ou négatifs, passent toujours de toute manière.  J’apprends à faire confiance en la vie et à me faire confiance en rapport à mes connaissances, les intellectuelles et les divines, pour faire face à ce que j'ai à faire face.  Disons que c'est fragile.  Mais j'ai compris, au fur et à mesure que la vie passe, que si je me tape dessus à tour de bras, je ne m'en sortirai pas.  J’apprends tout juste que je n'ai pas à faire la « carpette » pour me faire aimer.  En fait, j’apprends surtout que je n'ai pas à me faire aimer.  J'ai juste besoin d'être. 

Ce matin, mon fils voulait que je m’habille d'une robe très colorée qu'il avait choisie l'autre jour dans une boutique.  Cette robe est très ample et je me sens grosse dedans.  Elle est faite pour porter avec une legging.  Donc, j'ai verbalisé le fait que je trouvais qu'elle me grossissait.  Et sa réponse fut: « Je ne sais pas si elle te grossit, je ne connais pas ça.  Mais je sais qu'elle rend de bonne humeur les gens que tu croises! »  Elle est rouge, bleu turquoise et vert lime.  Je l'ai mise en essayant d'aimer mon corps tel qu'il est!  Bien beau vouloir s'amincir artificiellement, mais peut-être faut-il parfois assumer ce que nous sommes. 

Aujourd'hui, j'examinais mes bras qui ont fondu, mais qui commencent à pendre.  « Des bras de matante! » me suis-je exclamée.  J’ai tout de suite changé mon fusil d’épaule en changeant mon point de vue.  Mes bras sont forts, fonctionnels, talentueux... et je les apprécie.  De la même manière que j'apprécie d'avoir perdu tout ce poids.  Donc, je ne vais pas me plaindre des effets secondaires.  N'en tient qu'à moi de trouver une solution si je suis incapable de vivre avec un peu de peau qui pendouille.

Je crois qu'il est impossible de se trouver parfaite.  La preuve c'est que même les plus belles femmes du monde se trouvent des imperfections.  Ma conclusion est  que nous sommes toutes parfaites telles que nous sommes, sauf que comme un artiste qui créé une oeuvre et n'est jamais satisfait, on veut améliorer l'oeuvre d'art.  Pourtant, personne n'aurait pensé à réparer les imperfections d'une Joconde qu'on dit parfaite, mais que moi personnellement je trouve laide!!!!  On est des oeuvres d'art. La preuve est que si vous regardez vos enfants, vous allez les trouver parfaits tels quels avec leurs imperfections.  Peu importe si notre mère avait ou non l'instinct maternel, c'est à nous de nous regarder avec la même perfection qu'on regarde nos enfants....parce qu'e l’on vient exactement de la même place qu'eux...et l'on y retournera un jour.



dimanche 24 juillet 2011

Tout est une question d’équilibre et estime de soi

Plus de huit semaines à suivre le programme de Weight Watchers.  J’ai perdu 14,8 livres à ce jour.  Je m’étais promis d’écrire fidèlement sur mon blogue toutes les impressions, les sentiments, les luttes, les difficultés et les triomphes.  Mais le temps a passé à une vitesse incroyable.   Nous sommes déjà rendus à la fin de juillet et si l’on considère que l’été dure deux mois, on peut penser que la moitié est passée! 

Je dois avouer que je n’ai pas trouvé l’aventure de la perte de poids si difficile jusqu’à maintenant.  J’imagine que mes motifs de santé doivent être assez puissants pour que je tienne bon.  Mais il y a quelque chose de plus puissant qui se passe.  D’abord, pourquoi étais-je prête à cette aventure puisque cela fait vingt ans que je lutte contre nature.  J’avais même décidé de m’accepter telle quelle avec un surplus de plus d’une quarantaine de livres.  Loin de croire que j’aimais la situation, j’ai plutôt abdiqué devant l’inévitable.  J’avais, avec toutes ces diètes que j’ai essayées, réussi à ralentir mon métabolisme.   Je n’avais pas pris soin de moi et je me suis oubliée pour une aventure familiale et maternelle.  J’avais quelquefois réussi l’impossible ce qui aurait du me motiver à poursuivre, à maintenir les acquis, mais j’ai interprété le regard des autres comme une menace de ce que j’étais.   En effet, lorsque l’entourage sait que tu as un problème, ils vont souvent agir en soldat et te faire sentir coupable lorsque tu poses un geste qui va contre un objectif qu’ils croient que tu t’es fixé.  Il faut dire que je souffrais d’un syndrome de mauvaise estime de soi et que je fuyais les sentiments de culpabilité qu’apportait cette situation.
Riez si vous voulez, mais je savais que j’étais carrément malade dans mon âme.  J’ai décidé de me servir de la prière pour régler mon problème.  Je savais que je n’avais pas personnellement la force nécessaire pour atteindre un objectif de poids santé.  Puis tout a déboulé.  J’ai commencé à avoir des rêves intuitifs, des impulsions soudaines de me regarder en face, du courage pour agir et des réponses quant au chemin à suivre.  
J’ai compris que je vivais un déséquilibre à tous les plans.  Premièrement, je pensais à tout le monde sauf à moi-même.  Deuxièmement, j’étais prête à faire plaisir à tous, même si parfois cela ne me faisait pas plaisir et me rendait agressive lorsque je demandais quelque chose et qu’on me le refusait.  J’étais alors prise du syndrome du «pauvre moi».  «Pauvre-moi qui fait tout pour faire plaisir aux autres, mais quand c’est à mon tour…».   Cela en était trop, j’étais devenu ce que je détestais le plus au monde, une victime!   
C’est ici que vient le danger!  À partir du moment où l’on prend conscience de ce fait, on ne doit pas décider de faire le contraire.  On peut facilement créer un autre déséquilibre en penchant trop vers l’autre côté de la balance en essayant de se rééquilibrer.   
J’ai plutôt choisi de m’intérioriser pour savoir ce que je voulais vraiment.  Je ne m’attendais pas à trouver quelqu’un d’aussi déterminé.  J’ai reçu des révélations libératrices du passé.  J’ai découvert une personne que j’admirais beaucoup qui a émergé de cette situation.  C’est pourquoi je peux maintenant affirmer que tout est une question d’estime de soi!   
En effet, pour perdre du poids que l’on accumule depuis des décennies, la patience est la première vertu,.  On n’a pas pris tout ce poids en quelques mois, pourquoi croire que l’on doit tout perdre avant la saison des costumes de bain.  La deuxième vertu est l’humilité.  Il y a des jours où l’on va rencontrer des gens qui ne s’apercevront pas du chemin qu’on a parcouru à ce jour.  Il se peut fort bien qu’on se fasse demander quand est prévu l’accouchement.  La suite nous appartient.  Personnellement, j’aime bien m’amuser à faire sentir à l’interlocuteur qu’il vient de trop parler et qu’il devrait écouter le sketch de Patrick Huard «Ferme ta yeule».    Bien sûr que cela créer un malaise et il faut apprendre à les laisser passer.   Donc, l’humilité est la deuxième vertu.  Savoir au plus profond de nous que cela ne concerne que nous et que l’on a tous les droits de refuser ou accepter de parler de ce sujet délicat pour nous.  Je suggère de ne pas en parler à moins de faire entièrement confiance en la personne en face de nous, et encore.  Vous seriez surprise du nombre de gens qui seront jaloux de votre force et qui feront, très intentionnellement parfois, des commentaires qui iront vous chercher émotionnellement.   


La ligne entre l’encouragement et le découragement est assez mince, même si vous vous croyez très forte et centrée.  C’est pourquoi faut-il que vos motifs soient profonds.  Malgré que si des motifs futiles vous encouragent, je ne sois pas contre, mais cela se doit de rester un complément.

jeudi 23 juin 2011

Premier objectif de 5 % atteint!

C’est aujourd’hui ma quatrième pesée chez Weight Watchers.  J’ai perdu exactement 10 livres en quatre semaines.  J’ai donc atteint mon premier objectif fixé qui était de 5 %.  Une belle grosse étoile a été apposée dans mon cahier! 
Il est vrai que personne ne s’est encore aperçu de la situation, ce qui ne me décourage pas pour autant.  Je ne cherche tellement plus l’approbation d’autrui pour me donner de l’énergie et de la motivation pour continuer. 
La motivation est très personnelle.  Pour ma part, c’est une collègue de travail qui me l’a fourni malgré elle.  Cette fille a perdu environ le même nombre qu’il me fallait perdre.  Ce n’est même pas son courage qui m’a fait réagir.  C’est plutôt son énergie quotidienne qui m’a interpellée.  Sans exagérer, cette fille se déplace dans un courant d’air d’énergie.  Son passage est comme une bombe et l’on peut facilement imaginer des ailes qui ont poussé dans son dos.
Facile de s’imaginer porter une cinquantaine de livres de surplus de poids et de comprendre le sentiment de lourdeur qui freine un peu l’entrain.  Les jambes en prennent un coup.  La fatigue se fait sentir assez tôt dans la journée. 
La prise de poids s’est fait sur plusieurs années, comment s’attendre à perdre ce surplus rapidement?  Non, c’est une aventure à long terme que la stabilisation d’un appétit vorace pour remplir un vide à l’intérieur.  Il faut trouver d’autres alternatives.
Je ne désire plus être ma pire ennemie, mais ma partisane numéro 1!  C’est pourquoi je danse seule dans mon salon pour m’encourager à poursuivre.  Un moment donné, quelqu’un s’apercevra qu’il me manque un peu de graisse par rapport à la dernière fois et osera me demander la raison.  En attendant, je ressortirai de ma garde-robe des vêtements que j’aimais, que je n’ai jamais eu envie de me défaire au cas où.   Le «au cas où» se présente et plutôt que d’aller dépenser de l’argent pour des vêtements que je ne porterai pas longtemps, je préfère piger dans ces «au cas où». 

Réflexions du 10 juin 2011

L’aventure se poursuit depuis deux semaines.  Cette semaine, j’ai perdu 2.6 livres pour un total de 6.8 livres.  Je dois avouer que j’ai trouvé la semaine un peu plus difficile, car mon appétit était plus vorace.  Mais je garde en tête qu’en priorité pour ma motivation, c’est moi que j’ai décidé de mettre en premier. 
Déjà que je commence à ressentir les bienfaits.  J’ai moins mal aux jambes le soir venu.  Je marche plus qu’avant et mon chien en est le premier bénéficiaire et très heureux de la chose.
J’ai observé que lorsque je suis à la chaleur toute la journée, comme ce fut le cas mercredi dernier alors que le bureau où je travaillais n’avait pas l’air climatisé, mon appétit se fait sentir.  Il a du faire plus de 33 degrés ce jour-là et le facteur humidex pouvait faire ressentir plus de 40 degrés Celsius.  Ce midi là, je suis sortie prendre l’air, enfin c’était mieux que de rester confiné.  Mon lunch qui comprenait un carré de pizza froide aux tomates, quelques croustilles de riz et un morceau de fromage n’a pas comblé mon appétit.  J’ai eu beau boire de l’eau, mais ceci n’a pas été suffisant.  Peut-être aurait-il fallu que l’eau soit gazéifiée pour donner une impression de satiété.  Bien sûr j’aurais pu ajouter des légumes, ou des fruits, ce qui aurait rafraîchi sans pour autant ajouter de points à calculer.  Pour dessert, j’avais apporté un pudding Jello au caramel et trois biscottis.   J’ai du attendre que la journée se termine, au retour à la maison, pour manger mon souper.  Résultat, j’ai eu une baisse d’énergie et j’ai du combattre une envie de sommeil lors de mon retour à la maison.  J’aurais dévoré n’importe quoi rendu là, mais j’ai tout de même fait un choix sensé, non sans effort.  On apprend de nos erreurs qu’ils disent les sages!
Il reste beaucoup de millage pour atteindre le chemin du poids santé.  Lors de la réunion, l’animatrice a parlé de l’importance de prendre ses mensurations régulièrement pour pouvoir jauger des progrès.  Je suis en total désaccord avec ça.  Pour moi, c’est une perte de temps qui ne va pas me motiver plus en profondeur.  Pour certaine, ce n’est peut-être pas suffisant de voir ses pantalons tenir parfaitement sur nos hanches, ou même être obligé de les remonter à tout bout de champ jusqu’à qu’il devienne impossible de les porter.  Pour moi oui,car je n’entreprends pas ces actions dans le but d’être parfaite physiquement, car j’ai bien compris que c’est impossible et l’on se reparlera des conséquences dans quelques mois  avec celles qui croient qu’elles ont raison d’essayer d’atteindre cette perfection.
Beaucoup de gens ont défriché le chemin de la perte de poids avant moi.  J’aimerais bien comprendre ce qui fait la différence entre la réussite d’une perte de poids et un échec.  La motivation a sans doute beaucoup à voir là-dedans, mais il faut cesser de chercher à l’extérieur de nous afin d’obtenir l’approbation.  Il n’y a plus d’approbation à chercher autre que celle du médecin si la perte de poids ne se passe pas comme prévu.

mardi 7 juin 2011

Réflexions...

Combien de fois avez-vous pris la décision que vous alliez perdre du poids?  Si c’est comme moi, je n’ai même pas assez de doigts pour calculer.   Combien de fois avez-vous perdu le poids que vous aviez en trop?  Pour ma part, j’ai probablement perdu l’équivalent d’une personne au complet.  Perdre dix livres, en gagner onze, en perdre cinq, en gagner dix, voici mon cheminement jusqu’à ce que je décide qu’il fallait arrêter la roue infernale.  Voici donc que je me retrouve après quelques années avec plus de poids à perdre que jamais.  Décourageant, mais en même temps il me semble qu’il fallait passer par là.  Cette fois-ci, je ne commence pas demain.  J’ai commencé depuis deux semaines et je sais que c’est un objectif à long terme.  Je ne le fais pas pour le baptême du petit cousin, pour la réunion des anciens de l’école secondaire, ou pour ne pas me sentir gênée à la plage cet été.  Non, cette fois-ci, je le fais à mon rythme et c’est pour changer mes habitudes.  J’ai toujours proclamé que le problème se situait au niveau des portions.  Comment, pour une fille gourmande comme moi, peut-on s’arrêter à un petit carré de chocolat,  ou une simple pointe de pizza?  Je n’ai pas la réponse puisque je n’en serais pas là aujourd’hui. 

Pour l’instant, c’est en notant ce que je mange pour être consciente des limites.  Lorsque j’ai atteint mes points maximum alloués quotidiennement, j’arrête de manger.  Je calcule environ 10 points par repas puisque le total dont j’ai besoin c’est 29 par jour.  Il y a aussi des points bonis, mais tant que la perte de poids ne sera pas bien amorcée, j’aime mieux me tenir loin. Parfois, je vais prendre une longue marche dans le seul but de pouvoir me payer le bol de crème glacée au café qui me tente.  Un bol d’environ ½ tasse alors qu’avant je remplissais mon bol à soupe et je rajoutais du caramel.   Parfois, je vais me priver d’un verre de jus le matin afin de pouvoir verser une toute petite cuillère de caramel sur ma portion de crème glacée.  La pesée est dans deux jours et j’ai très hâte de voir le résultat.  Puis je me raisonne, car j’ai peur de ne pas avoir perdu autant que j’ai espéré.  Comme si ne pas trop espérer était pour m’éloigner des déceptions.  Il y en aura des déceptions au cours de ce parcours.  Il faut simplement savoir s’aimer plus que tout et cela s’apprend.

jeudi 2 juin 2011

Premier objectif atteint!

Me voici de retour de la réunion hebdomadaire de Weight Watchers.  Alors que j’espérais avoir perdu au moins une livre qui aurait fait en sorte que j’atteigne mon objectif, j’ai eu la joie de me rendre compte que c’est 4.2 lb que j’ai perdues. 
Tel que discuté avec d'autres membres, Weight Watchers n’est pas comme un régime où l’on se sent limité.  On peut finalement tout manger, mais en quantité raisonnable.  Le fait que le régime se base sur la notation de tout ce qui entre en bouche peut porter à croire que c’est contraignant.  Au contraire, je pense que c’est la meilleure manière de contrôler nos fringales.  Aujourd’hui, la conférence portait sur les gens qui nous encouragent et sur l’importance de les remercier.  Ces conférences ouvrent la voie à des échanges intéressants.  Un membre a avoué que sa semaine ne s’était pas bien passée à cause de sentiments de colère qu’elle a vécus.  C’est dans son appétit qu’elle s’est défoulée.  Malgré le fait qu’elle n’avait pas gagné de livres, elle s’en voulait.  Un autre membre a parlé qu’elle ne recevait aucun encouragement de la part de son entourage et qu’au contraire, les gens l’encourageaient à ne pas se priver. 
La conclusion fut qu’il existe peut-être plus de détracteurs que de partisans et qu’on ne doit en aucun cas mettre notre motivation entre les mains d’autrui.  Les raisons pour lesquelles nous avons décidé de perdre nos kilos en trop sont personnelles.  Ce qui dérange les détracteurs est sans doute de se retrouver en face d’une personne qui a décidé de se prendre en mains parce qu’ils sont face à un miroir qui leur projette que peut-être eux aussi auraient intérêt à prendre leur propre vie en mains.  Personnellement, je n’ai pas envie de parler de mes actions, sauf durant les réunions.  Mais j’ai cru que l’expérience pourrait inspirer et motiver d’autres personnes.  C’est pourquoi je partage mon cheminement sur ce blogue.  Pour permettre aux gens de comprendre qu’une perte de poids n’est pas seulement physique, mais beaucoup psychologique. 

mercredi 1 juin 2011

Première pesée

C’est demain matin que le verdict pour la première semaine tombera.  J’ai suivi tous les aliments que j’ai mangés que j’ai noté,  calculé à la lettre, converti en point WW.  Je n’ai même pas touché aux points bonis.   Cela fait exactement six jours que ma décision de retrouver l’équilibre dans la sphère nourriture s’est prise.  Je suis très fière de moi.  Fière de n’avoir commandé qu’un thé vert pour accompagner la famille chez Tim Horton après le spectacle de mon fils hier.  Je suis fière de mon choix d’un hamburger de poulet et d’un 7up diète dans un restaurant de bouffe-minute.  Je suis fière de ne plus avoir touché au chocolat et à la liqueur brune depuis le 1er janvier 2011. 

Peu importe le résultat, étant donné que je ne me suis pas fixée autre objectif que de perdre 1 lb par semaine, je me promets de rester fière de moi.  Je connais mon métabolisme et je sais que parfois je perds plus de poids, mais dans la semaine où les hormones fluctuent, il arrive parfois que mon corps décide de prendre du repos en refusant de se conformer au régime.  Je serai indulgente, je me le promets!  Un petit rappel à moi-même que cette aventure en est une de longue haleine.  Si l’on prend un sprint trop tôt, le risque de devoir ralentir avant la fin est présent.   À demain pour les résultats!